Et si on faisait le tri dans ton dialogue intérieur ?
Et si le plus grand frein à ton épanouissement n’était pas à l’extérieur… mais dans ce que tu te dis, à l’intérieur ?
Cette petite voix qui commente tout. Qui juge. Qui compare. Qui te pousse à faire toujours plus, mieux, parfaitement. Peut-être que tu la reconnais déjà.
En effet, c’est celle qui te dit :
« Tu aurais pu faire mieux. »
« Tu n’en fais pas assez. »
« Sois sage, ne dérange pas. »
« Contrôle, anticipe, sinon ça va mal se passer. »
Aujourd’hui, justement, j’ai envie que l’on parle de ce discours interne et de ces pensées négatives.
Non pas pour le faire taire.
Mais plutôt pour comprendre qui parle en toi, pourquoi, et surtout comment transformer ces voix intérieures en alliées plutôt qu’en saboteuses.
Alors installe-toi confortablement.
Et surtout, faisons enfin le tri ensemble dans ton dialogue intérieur et tes pensées négatives.
1. Identifier les voix dominantes dans ton discours interne

Tout d’abord, ton discours interne n’est pas une seule voix.
En réalité, c’est plutôt une chorale intérieure, avec des rôles bien définis.
Voici, par exemple, celles que je rencontre le plus souvent chez les femmes que je coache.
La voix du juge
D’abord, c’est la plus bruyante.
Elle analyse tout :
ce que tu fais,
ce que tu dis,
ce que tu aurais dû faire autrement.
De plus, elle compare, elle critique, elle minimise.
Même quand tu réussis, d’ailleurs, elle te glisse :
« Oui, mais tu aurais pu faire mieux. »
La voix de la bonne élève
Ensuite, celle-là est plus douce… mais redoutable.
Elle veut bien faire.
Être à la hauteur.
Ne pas décevoir.
Ainsi, elle te pousse à dire oui quand tu penses non.
À t’adapter.
Et surtout à faire passer les attentes des autres avant tes besoins.
La voix de la contrôlante
Enfin, il y a celle qui anticipe tout.
Qui prévoit tous les scénarios.
Qui veut éviter l’erreur à tout prix.
Elle te fait croire que si tu lâches un peu le contrôle, alors tout va s’effondrer.
Ces voix, en réalité, ne sont pas là par hasard.
Elles ont une histoire.
Et surtout, elles ont un rôle.
2. Pourquoi ces voix t’éloignent parfois de toi-même
En soi, le problème n’est pas que ces voix existent.
En revanche, le réel problème, c’est quand elles prennent toute la place et qu’elles t’empêchent d’avancer ou de te sentir légitime.
À force d’écouter en priorité ces pensées négatives et dévalorisantes :
- tu te déconnectes de tes ressentis,
- tu doutes de tes élans,
- et progressivement tu n’oses plus suivre ce que tu veux vraiment.
En effet, ces voix parlent souvent plus fort que :
- ton intuition,
- tes besoins,
- tes émotions.
Résultat : tu avances, mais pas toujours dans la bonne direction.
Tu fais, mais sans te sentir pleinement alignée.
Tu réussis, mais sans vraiment te sentir à ta place ni digne de cette réussite.
Et plus tu t’éloignes de toi, plus ces voix se renforcent.
Ainsi, un véritable cercle vicieux s’installe.
3. Comprendre l’intention cachée de ces pensées négatives

Cependant, voici quelque chose de fondamental : ces voix ne sont pas tes ennemies.
En réalité, elles sont des stratégies de protection.
Par exemple, la juge essaie de t’éviter l’échec ou le rejet.
De son côté, la bonne élève cherche l’amour, la reconnaissance, la sécurité.
Quant à la contrôlante, elle veut prévenir la douleur, l’imprévu, la perte de contrôle.
À un moment de ta vie, ces voix t’ont aidée à tenir.
À t’adapter.
Voire même à survivre dans certains contextes.
Mais aujourd’hui, ce qui t’a protégée hier peut t’enfermer.
C’est pour cela qu’il devient primordial d’apprendre à maîtriser son dialogue intérieur et à chasser les pensées négatives intrusives.
4. Changer son dialogue intérieur
Dès lors, l’objectif n’est pas de supprimer ces pensées.
Mais plutôt de changer ta relation avec elles et, progressivement, d’en faire des alliées.
Étape 1 : les reconnaître
D’abord, la prochaine fois qu’une voix se manifeste, au lieu de t’y identifier, observe-la.
« Tiens, voilà la juge. »
« Là, c’est la bonne élève qui parle. »
Déjà, cette prise de distance change tout.
Étape 2 : questionner leur utilité actuelle
Ensuite, demande-toi :
- Est-ce que cette pensée m’aide vraiment aujourd’hui ?
- Est-ce qu’elle me rapproche ou m’éloigne de moi ?
Très souvent, la réponse est claire.
Étape 3 : redonner le pouvoir à une autre voix
Enfin, rappelle-toi qu’en toi, il existe aussi : une voix plus posée, plus intuitive, plus alignée.
Celle qui sait.
Celle qui ressent.
Celle qui n’a pas besoin de se justifier.
Plus tu l’écoutes, plus elle gagne en force.
Ainsi, faire le tri dans ton dialogue intérieur ne consiste pas à devenir parfaite.
Il s’agit plutôt de devenir plus consciente.
Autrement dit, c’est apprendre à choisir :
- quelle voix tu écoutes,
- laquelle tu remercies,
- et laquelle tu peux laisser passer sans lui obéir.
Et ce tri-là est profondément libérateur.
D’ailleurs, il stoppe ce monologue intérieur qui tourne parfois en boucle et t’empêche de dormir.

Un petit pas de plus
Au fond, ton discours interne influence tout :
- tes choix,
- ta confiance,
- ton énergie,
- ta capacité à prendre ta place.
Ainsi, changer ton dialogue intérieur, apprendre à mieux te parler, c’est reprendre le pouvoir sur ta vie intérieure.
Si tu veux aller plus loin dans cette exploration, alors deux options s’offrent à toi.
D’une part, tu peux commencer par les questions d’introspection, afin de mieux comprendre ton fonctionnement intérieur et les voix dominantes qui te guident aujourd’hui.
D’autre part, si tu ressens le besoin d’un cadre, d’un coaching profond et structurant, alors CréActrice est un espace pensé pour ça : un accompagnement pour déconstruire ces mécanismes, retrouver une voix intérieure plus juste, et t’autoriser à être pleinement toi.
Quoi que tu choisisses, rappelle-toi ceci : tu n’es pas obligée de croire tout ce que tu te dis, ni tout ce que tu penses.
Et parfois, savoir arrêter ses pensées négatives, modifier son dialogue intérieur… c’est justement le premier pas vers une vie plus alignée.
À très bientôt pour un prochain épisode.





