“Je ne sais pas ce que je veux” : 5 pistes pour clarifier tes envies (sans te forcer)
Je vais commencer cet épisode par une scène que je vis très souvent en coaching.
En général, je pose cette question, presque toujours la même :
« Ok. Tu sais ce que tu ne veux plus…
Mais qu’est-ce que tu veux, toi, concrètement, pour la suite ? »
Et là, il se passe quelque chose de très reconnaissable.
Un silence.
Puis, un regard qui se perd.
Et enfin, une réponse du type :
« Je ne sais pas trop… »
ou
« Je sais juste que je ne veux plus ça. »
Peut-être que, toi aussi, tu te reconnais.
En effet, tu arrives à dire avec beaucoup de clarté :
- ce pour quoi tu es fatiguée,
- ce qui ne te convient plus,
- ce que tu ne veux plus revivre dans ton travail, ton quotidien, certaines relations.
Mais dès lors qu’il s’agit de répondre à :
« Qu’est-ce que tu veux à la place ? », tout devient flou.
Et non, ce n’est pas parce que tu es indécise, compliquée ou “perdue”.
En réalité, il y a des raisons très précises à cela.
Et c’est exactement ce que nous allons explorer ensemble aujourd’hui.
1 – Pourquoi on sait très bien ce qu’on ne veut plus… mais beaucoup moins ce que l’on veut

À première vue, on pourrait croire que ne pas savoir ce que l’on veut est un manque de clarté ou de volonté.
Pourtant, en réalité, c’est souvent le résultat de mécanismes très logiques.
1.1 Notre cerveau est câblé pour éviter la douleur
Avant tout, ton cerveau est programmé pour repérer en priorité ce qui ne va pas, ce qui fatigue, ce qui fait mal, ce qui met en tension.
C’est pour cette raison qu’il est beaucoup plus facile de dire :
- « Je ne veux plus de cette pression. »
- « Je ne veux plus courir partout. »
- « Je ne veux plus me sentir coincée. »
La douleur, l’inconfort, la lassitude sont très clairs.
En revanche, ce que tu veux à la place demande un autre type d’écoute.
Une écoute plus fine, plus lente, plus intérieure.
Et cette écoute-là, au fil du temps, tu as peut-être appris à la mettre en veille.
1.2 On t’a rarement appris à désirer pour toi
D’une manière générale, on nous a appris à être raisonnables, adaptées, efficaces.
À répondre aux attentes.
faire ce qu’il faut.
À tenir.
Autrement dit, ce que j’aime appeler le syndrome de la bonne élève.
Mais rarement à nous demander :
« De quoi ai-je vraiment envie, moi ? »
Résultat, tu sais très bien ce que l’on attend de toi…
Mais beaucoup moins ce qui vient profondément de toi.
1.3 La peur de se tromper
Dire « je ne veux plus ça » est relativement sûr. On sait.
En revanche, dire « je veux ça » est plus engageant.
Parce que vouloir, c’est choisir.
Et choisir, par conséquent, c’est s’exposer :
- au regard des autres,
- à la possibilité de se tromper,
- à la responsabilité de ses décisions.
Ainsi, parfois, rester dans le flou semble plus confortable que d’assumer une envie qui pourrait bousculer l’équilibre existant.
1.4 La suradaptation et le mode pilote automatique
Si tu as passé des années à t’adapter :
- à ton travail,
- à ton entourage,
- à ta famille,
alors tu as sans doute appris à mettre tes propres désirs en sourdine.
Et lorsque le quotidien est rempli de contraintes, de charge mentale, d’obligations, on fonctionne souvent en mode pilote automatique.
On avance.
On gère.
Mais, dans ce contexte, les grandes questions :
« Qu’est-ce que je veux vraiment ? »
n’ont plus vraiment d’espace pour émerger.
Ce point est important
Ainsi, si aujourd’hui tu sais ce que tu ne veux plus mais pas ce que tu veux,
ce n’est pas un problème à corriger.
Au contraire, c’est un signal.
Le signal que quelque chose en toi est prêt à évoluer,
mais que tu n’as pas encore recréé les conditions pour l’entendre.
2 – Le piège : croire qu’il suffit de “réfléchir plus” pour savoir ce que l’on veut

C’est souvent là que ça coince.
En effet, quand on se rend compte qu’on ne sait pas ce que l’on veut, on a tendance à :
- réfléchir encore plus,
- analyser,
- lister,
- comparer,
- chercher “la bonne réponse”.
Mais, en réalité, le désir ne se clarifie pas uniquement dans la tête.
Il ne se décrète pas.
Il ne se force pas.
Et il ne se résout pas avec une to-do de plus.
Beaucoup de femmes que j’accompagne ont lu des livres, écouté des podcasts de développement personnel, fait des exercices seules.
Elles comprennent beaucoup de choses.
Cependant, la compréhension ne suffit pas à créer un vrai mouvement.
Parce que ce qui est en jeu ici, ce sont :
- des conditionnements profonds,
- des réflexes de protection,
- une relation à soi qui s’est construite sur l’adaptation.
Et ça, justement, ça ne se débloque pas uniquement avec de la réflexion.
3 – Reconnecter à ce que tu veux vraiment : pourquoi l’accompagnement change tout
Se reconnecter à ses désirs profonds, ce n’est pas trouver une réponse parfaite.
C’est plutôt réapprendre à :
- t’écouter,
- te faire confiance,
- distinguer ce qui vient de toi de ce qui vient des attentes,
- poser des choix alignés, même quand c’est inconfortable.
Et, très souvent, ce chemin-là demande un cadre.
Un espace où :
- tu peux déposer ce que tu ne veux plus sans minimiser,
- tu peux explorer ce que tu veux sans avoir à tout justifier,
- tu peux être accompagnée dans les doutes, les peurs, les hésitations.
C’est exactement ce qui se joue dans CréActrice.
CréActrice n’est pas un programme qui te dit quoi vouloir.
C’est un accompagnement qui t’aide à recréer une boussole intérieure, fiable et solide.
On y travaille notamment :
- la suradaptation,
- la peur de se tromper,
- la prise de décision,
- la reconnexion à tes envies réelles,
- et leur traduction dans ton quotidien concret.
4 – Et les questions, alors ?
Tu l’as peut-être senti en m’écoutant : les bonnes questions sont essentielles.
Cependant, se poser les bonnes questions au bon moment, dans le bon cadre, change tout.
C’est pour cela que j’ai choisi de rassembler ces questions d’introspection dans un support à part.
Tu peux recevoir la liste des questions pour clarifier ce que tu veux vraiment, calmement, à ton rythme, sans pression.
Certes, il te manquera un cadre, un regard extérieur, mais c’est un premier pas parfait pour se reconnecter à soi et à ses envies.
Ces questions sont simples et accessibles.
Elles n’ont pas pour but de t’aider à répondre à LA question :
« Quel est le grand projet de ma vie ? »
Mais plutôt de clarifier, couche par couche, ce qui te met en mouvement, ce qui te donne réellement envie.
Et, comme tu l’imagines, faire ce travail accompagnée change tout.
Donc, si tu sens que ce n’est pas juste une question de réflexion, mais un vrai tournant intérieur, CréActrice peut être la suite naturelle.
Un petit pas de plus
Savoir ce que tu ne veux plus est déjà un immense pas.
Beaucoup de femmes restent longtemps dans le déni ou l’endurance.
Toi, en revanche, tu as déjà identifié que quelque chose ne te convient plus.
La prochaine étape n’est pas d’avoir une réponse parfaite.
C’est plutôt de t’autoriser à explorer.
À te demander, encore et encore :
« Qu’est-ce que je veux vraiment, pour moi ? »
Sans pression.
Ni exigence de clarté immédiate.
Avec de l’accompagnement si tu en ressens le besoin.
Merci d’avoir pris ce temps pour toi.
On se retrouve très bientôt pour un prochain épisode.
Et d’ici là, garde cette question ouverte :
« Qu’est-ce que je veux vraiment, là, maintenant ? »



