Est-ce égoïste de penser à soi ? Le respect de soi
Tu avais prévu de prendre ton après-midi pour toi. Pas de rendez-vous, pas de tâches à accomplir, rien de particulier. Juste quelques heures pour faire ce dont tu avais envie. Pour une fois !
Et puis une collègue te demande un service. Ou une amie te sollicite pour l’aider.
Tu hésites.
Tu sais que tu avais besoin de ce temps pour toi. Mais tu te dis que tu peux bien faire un effort. Que cela ne va pas te prendre si longtemps. Et puis, tu n’as pas vraiment d’excuse pour refuser, puisque tu n’avais rien de prévu.
Alors tu acceptes.
Et finalement, ton après-midi pour toi passe à la trappe.
Ce qui m’intéresse dans cet exemple, c’est que personne ne t’a obligée à dire oui.
Tu avais le choix. Mais tu n’as peut-être pas eu le sentiment de pouvoir réellement choisir. C’est souvent là que tout se joue quand on cherche à apprendre à dire non librement : le non existe, mais il ne semble pas accessible.
Parce que refuser, même pour une bonne raison, peut provoquer une sensation assez désagréable : la culpabilité.
Et derrière cette culpabilité, il y a parfois une question que tu ne formules même pas consciemment : est-ce que je suis égoïste ?
Aujourd’hui, j’aimerais évoquer cette difficulté à penser à soi, à faire respecter ses besoins et à prendre sa place sans avoir l’impression de retirer quelque chose aux autres.
Et surtout, j’aimerais faire une vraie distinction entre trois notions que nous avons tendance à confondre : l’égoïsme, l’égocentrisme et le respect de soi.
Parce que je crois que cette confusion nous empêche parfois de faire des choix pourtant parfaitement légitimes.
1. Pourquoi penser à soi nous fait-il culpabiliser ?
Commençons par une question.
Imagine : quelqu’un te demande un service. Tu n’as ni le temps ni l’envie de le faire, mais tu hésites à refuser.
Qu’est-ce qui te retient ?
La peur de décevoir ? De passer pour quelqu’un d’égoïste ? Ou simplement cette petite voix qui te dit que tu pourrais quand même faire un effort ?
Je te pose cette question parce que, dans mes coachings, je rencontre régulièrement des femmes qui savent parfaitement identifier ce dont elles ont besoin.
Elles savent qu’elles devraient ralentir. Elles savent qu’elles auraient besoin de déléguer certaines tâches. Elles savent qu’elles aimeraient disposer de davantage de temps pour elles.
Mais lorsqu’une occasion se présente, elles trouvent toujours une bonne raison de faire passer autre chose avant.
Prenons un exemple professionnel.
Tu es manager. Tu as déjà une journée bien remplie et une collaboratrice vient te solliciter pour un dossier.
Tu pourrais lui proposer de revenir vers toi demain. Tu pourrais aussi lui demander ce qu’elle a déjà essayé pour résoudre son problème.
Mais tu prends immédiatement le sujet en charge.
Pourquoi ?
Peut-être parce que tu veux être disponible pour ton équipe. Et c’est une qualité.
Mais peut-être aussi parce que tu redoutes qu’elle te trouve moins impliquée, moins compétente ou moins bienveillante si tu ne réponds pas immédiatement à sa demande.
Et là, nous touchons à quelque chose d’intéressant.
Est-ce que tu aides parce que tu en as envie et que tu en as les moyens ? Ou parce que tu as peur de ce que l’autre pourrait penser de toi si tu ne l’aides pas ?
Les deux comportements peuvent se ressembler de l’extérieur. Pourtant, ils ne reposent pas sur les mêmes motivations.
C’est un mécanisme que je retrouve souvent chez les femmes qui ont développé ce que j’appelle le syndrome de la bonne élève.
Depuis l’enfance, certaines ont été valorisées pour leur capacité à bien faire, à respecter les règles, à être agréables, serviables et à répondre aux attentes.
Et attention, il n’y a rien de mal à être consciencieuse, généreuse ou attentive aux autres.
Mais lorsque ces qualités deviennent des conditions pour se sentir appréciée, reconnue ou légitime, elles peuvent finir par nous enfermer.
Tu ne cherches plus seulement à bien faire.
Tu cherches à éviter de décevoir.
Et progressivement, tu peux prendre l’habitude de consulter les besoins et les attentes des autres avant même de t’interroger sur les tiens.
Au point de ressentir de la culpabilité lorsque tu fais l’inverse.
2. Égoïsme, égocentrisme et respect de soi : trois notions à ne pas confondre
Revenons maintenant à notre question de départ.
Est-ce égoïste de penser à soi ?
Pour y répondre, entendons-nous sur ce que signifie être égoïste.
L’égoïsme
L’égoïsme consiste à privilégier ses propres intérêts sans suffisamment tenir compte de ceux des autres, parfois à leur détriment.
Par exemple, si tu laisses systématiquement ton conjoint gérer toutes les contraintes familiales pour préserver ton propre confort, sans jamais te soucier de sa fatigue ou de ses besoins, on peut effectivement parler d’un comportement égoïste.
Mais attention : le fait de privilégier tes besoins dans une situation donnée ne suffit pas à faire de toi une personne égoïste.
Tout dépend du contexte.
Si tu as passé une semaine particulièrement chargée et que tu demandes à ton conjoint de prendre le relais pour te permettre de souffler, tu ne fais pas nécessairement preuve d’égoïsme.
Tu reconnais simplement que tu as atteint tes limites.
Et c’est très différent.
L’égocentrisme
L’égocentrisme, lui, est un peu différent.
Une personne égocentrique a tendance à regarder les situations principalement de son propre point de vue.
Elle peut avoir du mal à comprendre que les autres ne pensent pas, ne ressentent pas ou ne vivent pas les choses comme elle.
Imagine une amie qui te raconte une difficulté qu’elle rencontre au travail.
Tu commences à lui expliquer ce qui t’est arrivé dans une situation similaire, puis tu racontes longuement ton expérience.
Ton intention est peut-être de l’aider.
Mais tu peux finir par monopoliser la conversation sans réellement écouter ce dont elle avait besoin.
Ce comportement peut être égocentrique, même s’il n’est pas volontaire.
Et nous pouvons tous avoir ce genre de réflexe ponctuellement.
La différence entre l’égoïsme et l’égocentrisme est donc importante.
L’égoïsme concerne surtout la place que tu accordes à tes intérêts par rapport à ceux des autres. L’égocentrisme concerne davantage ta difficulté à sortir de ton propre point de vue.
Et maintenant, parlons de la troisième notion.
Le respect de soi
Se respecter, ce n’est ni ignorer les besoins des autres, ni considérer que les tiens sont systématiquement prioritaires.
C’est reconnaître que tes besoins, tes limites, tes envies et tes valeurs méritent eux aussi d’être pris en compte. Concrètement, cela passe souvent par le fait d’oser poser ses limites.
Reprenons notre exemple de la collègue qui te demande de l’aide.
Tu peux tout à fait accepter.
Mais tu peux aussi répondre : « Je ne suis pas disponible aujourd’hui. En revanche, je peux prendre un moment avec toi demain matin. »
Tu as entendu sa demande.
Tu as tenu compte de sa situation.
Et tu as également tenu compte de la tienne.
Tu n’as pas choisi entre elle et toi.
Tu as cherché une réponse qui respecte les deux.
Bien sûr, ce n’est pas toujours possible. Certaines situations nous obligent à faire des compromis, à prendre en charge des responsabilités ou à faire passer temporairement les besoins d’une autre personne avant les nôtres.
Et c’est normal.
Le respect de soi ne consiste pas à refuser toute contrainte.
Il consiste à ne pas s’effacer systématiquement devant celles des autres.
C’est une nuance que je trouve essentielle.
Parce que je ne crois pas que nous ayons besoin d’apprendre à toujours nous faire passer en premier.
Nous avons surtout besoin d’arrêter de nous faire passer systématiquement en dernier.

3. Ce que cela te coûte de toujours passer après les autres
J’aimerais maintenant que tu réfléchisses à ton propre fonctionnement.
Lorsque tu acceptes quelque chose dont tu n’as pas envie, que ressens-tu ensuite ?
Peut-être rien de particulier.
Tu as rendu service et tu es contente d’avoir pu aider.
Mais peut-être aussi que tu ressens de la frustration.
Tu avais prévu de faire autre chose. Tu es fatiguée. Tu as encore repoussé un projet personnel ou un moment de repos.
Et tu peux même finir par en vouloir à la personne qui t’a sollicitée.
C’est assez paradoxal, d’ailleurs.
Tu as dit oui pour préserver la relation, éviter de décevoir ou maintenir une bonne ambiance.
Mais tu finis par ressentir de l’agacement envers l’autre.
Alors que cette personne n’avait peut-être aucune idée de ce que son service te coûtait réellement.
Elle t’a posé une question.
Et tu lui as répondu oui.
C’est l’une des conséquences possibles de la suradaptation : à force de ne pas exprimer nos limites, nous pouvons attendre des autres qu’ils les devinent.
Et lorsqu’ils ne le font pas, nous leur en voulons.
Je te donne un autre exemple.
Tu organises un week-end en famille.
Tu demandes à tout le monde ce qu’il aimerait faire. Tu tiens compte des envies des enfants, des contraintes de ton conjoint, des horaires, des trajets.
Tu trouves une solution qui convient à chacun.
Mais à aucun moment tu ne t’es demandé ce dont toi, tu avais envie.
Et dimanche soir, tu es fatiguée, un peu frustrée, avec cette impression de ne pas avoir profité de ton week-end.
Le problème n’est pas d’avoir fait plaisir à ta famille.
Le problème, c’est que tes envies n’ont même pas été envisagées.
À force de fonctionner ainsi, tu peux progressivement perdre l’habitude de t’interroger sur tes propres besoins.
Tu sais ce qui convient à tout le monde.
Mais lorsque quelqu’un te demande : « Et toi, qu’est-ce que tu veux ? », tu ne sais plus très bien quoi répondre.
C’est une situation que je rencontre régulièrement en coaching.
Des femmes capables de prendre des décisions importantes dans leur travail, d’organiser des projets complexes, de gérer des équipes ou des familles entières, mais qui hésitent lorsqu’il s’agit de choisir quelque chose uniquement pour elles.
Pas parce qu’elles manquent de compétences.
Mais parce qu’elles ont tellement pris l’habitude de tenir compte des autres qu’elles ne savent plus toujours quelle place accorder à leurs propres envies.
Et cela mérite que l’on s’y intéresse.
4. Apprendre à se choisir, même lorsque c’est inconfortable
Alors comment commencer à changer ce fonctionnement ?
Je voudrais d’abord te dire quelque chose : apprendre à te respecter ne signifie pas que tu ne ressentiras plus jamais de culpabilité.
Et c’est important de le comprendre.
Parce que si tu attends de ne plus culpabiliser pour commencer à poser tes limites, tu risques d’attendre longtemps.
Lorsque tu modifies une habitude profondément installée, il est possible que cela te mette mal à l’aise.
Tu peux avoir peur de décevoir.
Tu peux te demander si tu as pris la bonne décision.
Tu peux même être tentée de revenir en arrière.
Mais ressentir de la culpabilité ne signifie pas automatiquement que tu as fait quelque chose de mal.
Parfois, cela signifie simplement que tu as agi différemment de ce que tu fais habituellement.
Attention, je ne dis pas qu’il faut ignorer systématiquement la culpabilité. Elle peut aussi nous signaler que nous avons agi à l’encontre de nos valeurs ou que nous avons blessé quelqu’un.
L’idée est plutôt d’apprendre à l’interroger au lieu de lui obéir automatiquement. C’est d’ailleurs le premier pas pour surmonter la culpabilité sans chercher à la faire taire.
Et pour cela, je te propose trois pistes.
Première piste : ne réponds pas immédiatement
Si tu as tendance à accepter les demandes sans réfléchir, commence par t’accorder un temps de pause.
Cela peut être aussi simple que :
« Je regarde ce que j’ai de prévu et je te redis. »
Ou :
« Laisse-moi y réfléchir. »
Ce délai te permet de sortir de ta réponse automatique.
Et de te poser quelques questions.
Est-ce que j’ai réellement envie d’accepter ?
Est-ce que j’en ai les moyens, en temps et en énergie ?
Qu’est-ce que cela va me demander de mettre de côté ?
Est-ce que je dis oui parce que je le souhaite, ou parce que je n’ose pas dire non ?
Tu n’as pas besoin de transformer chaque demande en grande réflexion philosophique.
Mais si tu as l’habitude de toujours répondre oui, ces quelques secondes peuvent déjà changer beaucoup de choses.
Deuxième piste : apprends à distinguer la déception de l’autre de ta propre culpabilité
Imaginons que tu refuses une invitation.
Ton amie est déçue.
C’est possible. Et elle a le droit de l’être.
Mais est-ce que sa déception signifie nécessairement que tu as mal agi ?
Non.
Tu peux comprendre son ressenti, reconnaître que ton refus ne lui fait pas plaisir et maintenir ta décision.
L’autre n’a pas besoin d’être ravi de chacun de tes choix pour que ceux-ci soient légitimes.
Et inversement, tu peux être déçue par une décision prise par quelqu’un que tu aimes sans considérer que cette personne t’a manqué de respect.
Dans une relation équilibrée, il doit être possible d’avoir des besoins différents.
Et parfois, de ne pas être d’accord.
C’est inconfortable, surtout lorsque tu as longtemps cherché à préserver l’harmonie.
Mais c’est aussi une partie importante de ce que signifie s’affirmer.
Troisième piste : commence par de petites décisions
Je ne vais pas te conseiller de bouleverser ton quotidien du jour au lendemain.
Si tu as passé des années à faire passer les besoins des autres avant les tiens, il est peu probable que tu changes complètement ton fonctionnement en une semaine.
En revanche, tu peux commencer à expérimenter.
Cette semaine, par exemple, je t’invite à choisir une situation dans laquelle tu aurais habituellement mis tes envies de côté.
Cela peut être le choix d’un restaurant, l’organisation de ton week-end, une demande de service ou simplement le fait de prendre une heure pour toi.
Et avant de décider, pose-toi cette question :
« Si je n’avais pas peur de décevoir, qu’est-ce que je choisirais ? »
Je ne te demande pas de faire systématiquement ce que cette réponse t’indique.
Mais de prendre le temps de l’entendre.
Parce que tu ne peux pas faire des choix qui te respectent si tu ne prends jamais le temps de te consulter.
5. Comprendre ne suffit pas toujours à changer
Peut-être que tu sais déjà tout cela.
Tu sais que tu as le droit de dire non.
Tu sais que tu n’es pas obligée d’être disponible en permanence.
Tu sais que tes besoins comptent autant que ceux des autres.
Et pourtant, au moment de passer à l’action, c’est une autre histoire.
Tu culpabilises.
Tu te justifies.
Tu reviens sur ta décision.
Ou tu finis par accepter alors que tu avais prévu de refuser.
Parce que comprendre un mécanisme et réussir à le modifier sont deux choses différentes.
Et c’est aussi pour cela que j’accorde autant d’importance à l’accompagnement.
Dans CréActrice, nous travaillons notamment sur les croyances, les émotions, la confiance en soi et l’affirmation de soi.
Nous prenons le temps de comprendre pourquoi certains comportements se répètent, mais aussi d’expérimenter de nouvelles façons d’agir dans le quotidien.
Parce que l’objectif n’est pas simplement que tu comprennes pourquoi tu as du mal à penser à toi.
C’est que tu puisses progressivement faire des choix qui te ressemblent davantage, dans ta vie personnelle comme dans ta vie professionnelle.
Si tu te reconnais dans ce que nous venons d’aborder, tu peux retrouver toutes les informations sur CréActrice dans la description de cet épisode.
Conclusion : et ta responsabilité envers toi-même ?
Avant de terminer, j’aimerais revenir sur une dernière idée.
Tu prends probablement tes responsabilités très au sérieux.
Au travail, tu respectes tes engagements.
Dans ta vie personnelle, tu fais attention aux personnes qui comptent sur toi.
Tu essaies d’être présente, fiable, attentive.
Et je trouve cela précieux.
Mais j’aimerais te poser une dernière question.
Est-ce que tu prends aussi au sérieux tes responsabilités envers toi-même ?
Parce que tu es responsable de beaucoup de choses, mais tu as aussi une vie à construire, une santé à préserver, des besoins à respecter et des envies auxquelles tu peux choisir de donner de la place.
Bien sûr, tu ne maîtrises pas tout. Tu ne peux pas toujours choisir tes contraintes, tes obligations ou les circonstances que tu traverses.
Mais lorsque tu disposes d’une marge de manœuvre, aussi petite soit-elle, tu peux décider de ne pas systématiquement t’oublier.
Et je crois que c’est une manière importante de prendre soin de toi.
Pas au détriment des autres.
Pas en devenant égoïste ou égocentrique.
Simplement en reconnaissant que tu fais, toi aussi, partie des personnes dont tu as la responsabilité.
Alors cette semaine, je t’invite à observer les moments où tu t’apprêtes à dire oui alors que tu aurais envie de dire non.
Tu n’as pas forcément besoin de changer ta réponse.
Mais demande-toi, au moins une fois : « Et moi, dans cette décision, quelle place est-ce que je me donne ? »
Je te retrouve très bientôt pour un prochain épisode de Mon bonheur me va si bien.
Et si tu veux faire le point sur la place que tu t’accordes aujourd’hui, tu peux commencer par notre quiz confiance en soi.
Tu as envie d’en parler de vive voix ? Tu peux réserver un appel de clarification pour voir ensemble ce dont tu as besoin.
🔥 À propos de l’autrice
Audrey Busso est coach certifiée, coach confiance en soi et leadership au féminin, et fondatrice de Ma Cohérence.
Elle accompagne depuis 2020 les femmes qui ont pris l’habitude de répondre aux attentes des autres, parfois jusqu’à s’oublier. À travers ses accompagnements, elle les aide à sortir du rôle de la bonne élève, à retrouver confiance en elles, à poser leurs limites et à reprendre leur place dans leur vie personnelle et professionnelle.
FAQ : les questions que tu te poses sur l’égoïsme et le respect de soi
Est-ce égoïste de penser à soi avant les autres ?
Non, pas systématiquement. Penser à soi signifie reconnaître ses propres besoins et leur accorder une place dans ses décisions. L’égoïsme apparaît lorsque l’on privilégie ses intérêts sans suffisamment tenir compte de ceux des autres, notamment à leur détriment.
Quelle est la différence entre égoïsme et égocentrisme ?
L’égoïsme consiste à privilégier ses intérêts personnels, parfois au détriment des autres. L’égocentrisme désigne plutôt une tendance à considérer les situations principalement de son propre point de vue, avec des difficultés à percevoir celui des autres.
Pourquoi je culpabilise quand je prends du temps pour moi ?
Cette culpabilité peut être liée à l’éducation, à la peur de décevoir ou à l’habitude de faire passer les attentes des autres avant ses propres besoins. Elle est notamment fréquente chez les personnes qui ont appris à être valorisées pour leur disponibilité et leur capacité à rendre service.
Comment apprendre à penser à soi sans culpabiliser ?
Commence par identifier tes besoins avant de répondre aux sollicitations. Accorde-toi un temps de réflexion, entraîne-toi à exprimer tes limites et accepte que tes décisions puissent parfois décevoir. L’objectif n’est pas de supprimer immédiatement toute culpabilité, mais d’apprendre à ne plus la laisser décider systématiquement à ta place.



