Comment faire son bilan personnel sans jugement : le procès-verbal de ton Carnet d’été
Faire son bilan personnel a souvent mauvaise réputation. Rien que l’idée suffit parfois à donner envie de remettre l’exercice à plus tard : on l’associe presque automatiquement à un jugement, à une liste de ce qui n’a pas été fait, de ce qui aurait dû être fait autrement. On cherche des méthodes toutes faites pour le structurer, sans grande envie de s’y confronter vraiment.
Le septième et dernier épisode du Carnet d’été propose une façon différente d’aborder son bilan personnel. Pas une liste de manquements à corriger à la rentrée, mais plutôt un espace pour ancrer les prises de conscience accumulées pendant l’été, avant qu’elles ne s’effacent dans le rythme qui reprend. Il serait dommage de ne pas mettre à profit, les prises de conscience et réponse trouvée durant l’été.
Donc maintenant, qu’est-ce que l’on décide pour la suite ? C’est la question qui clôture cette série du podcast Le bonheur me va si bien, consacrée cet été à des exercices de journaling pour prendre du recul sur son quotidien.
Pourquoi une prise de conscience ne suffit jamais seule
On peut écouter les sept épisodes de ce Carnet d’été. Faire tous les exercices d’auto-coaching proposés. Remplir toutes les pages de son carnet de journaling. Et pourtant, que rien ne change.
Une prise de conscience est toujours un moment particulier. Pendant quelques heures, ou quelques jours, on a le sentiment que les choses vont enfin changer. Puis le quotidien reprend. Les habitudes reviennent. Et, sans même s’en rendre compte, on oublie peu à peu ce que l’on s’était promis.
Le plus difficile n’est donc pas d’avoir une prise de conscience. Le plus difficile, c’est de ne pas la laisser disparaître lorsque le quotidien reprend sa place.

Le bilan personnel qui ne juge pas
L’épisode propose un exercice différent d’un bilan personnel classique. Un bilan donne souvent l’impression qu’il faut se juger : voir tout ce que l’on n’a pas fait, tout ce que l’on aurait dû faire autrement.
L’exercice proposé ici s’appelle un procès-verbal. Sans jugement. Juste des faits. Un réel constat de ce qui est. Parce qu’avant de décider où l’on va, il est indispensable de savoir où l’on en est exactement et de reconnaître le chemin déjà parcouru.
L’exercice de journaling : le procès-verbal de ton été
L’exercice de bilan personnel consiste à compléter sept phrases, comme un vrai procès-verbal — date du jour, objet : ce que l’on choisit d’emporter avec soi :
- Pendant ce Carnet d’été, j’ai compris que…
- Je me suis rendu compte que…
- Je suis fière de…
- Je décide de laisser derrière moi…
- Je décide de faire plus de place à…
- La première action que je m’engage à réaliser est…
- La femme que je suis en train de devenir est une femme qui…
Il n’y a pas de bonne réponse. Seulement celles qui résonnent aujourd’hui.
Pourquoi les petits choix comptent plus que les grandes décisions
Une vie change-t-elle grâce à une seule grande décision ? Bien sûr, parfois. Mais elle change bien plus souvent par une multitude de petits choix répétés au quotidien. Un peu comme l’effet papillon, ou l’effet domino. Une petite décision aujourd’hui peut avoir un impact considérable dans quelques années.
Une habitude que l’on modifie. Une conversation que l’on ose enfin avoir. Un rendez-vous que l’on prend enfin pour soi. Ce sont ces petits choix, répétés au fil du temps, qui finissent par transformer une vie.
C’est aussi ce qui rend un bilan personnel de fin d’été plus utile qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas d’y mesurer si l’été a été réussi ou raté. Ce bilan de mi-année permet ad’identifier les quelques choix précis, souvent minuscules, qui méritent d’être répétés à la rentrée.
Une prise de conscience reste abstraite tant qu’elle n’a pas été traduite en un choix concret et récurrent.
Un dernier regard sur le carnet d’été
Cet exercice de journaling s’appuie sur tout ce que les sept épisodes ont ouvert, un rendez-vous après l’autre:
- Le tableau de bord de la vie a posé la question de ce que l’on mesure vraiment.
- L’agenda a montré à quoi l’on donne réellement sa place.
- Les croyances limitantes ont révélé les phrases devenues des habitudes sans que l’on les ait choisies.
- Les projets fantômes ont mis des mots sur ce qui pèse en silence, sans être ni terminé ni abandonné.
- Le comité de direction personnel a demandé qui parle vraiment quand vient l’heure de décider.
- Le budget de vie a interrogé où va l’énergie, une fois la décision prise.
Chacun de ces exercices d’auto-coaching a sans doute donné lieu à sa propre prise de conscience. Le procès-verbal de cet ultime épisode a lui un rôle différent : relier ces sept prises de conscience entre elles, pour qu’elles cessent d’être sept moments distincts et deviennent une direction cohérente pour les mois à venir.

Une parenthèse qui ne se referme pas tout à fait
Cette série carnet d’été se referme aujourd’hui. Mais ce qu’il a permis de découvrir va continuer à accompagner, bien après la dernière page.
Le Carnet d’été peut se voir comme une parenthèse. Non pas une parenthèse que l’on referme en reprenant exactement sa vie d’avant. Mais une parenthèse qui permet de repartir un peu plus au clair sur ce qui compte vraiment.
Au fond, il ne s’agit pas de devenir une autre femme. Il s’agit surtout d’oser vivre un peu plus en accord avec celle que l’on est déjà.
Et cela ne se joue pas dans une grande révolution : cela se construit, un choix après l’autre.
Un petit pas de plus
Il y a toujours un moment où l’on retombe dans ses habitudes. Où l’on recommence à dire oui alors que l’on pense non. Où l’on remet ses propres besoins à plus tard, en se disant : « je m’occuperai de moi quand j’aurai un peu plus de temps. »
C’est un schéma observé chaque semaine chez les femmes accompagnées en coaching : rarement déconnectées de leurs responsabilités, souvent déconnectées d’elles-mêmes. Le procès-verbal rédigé aujourd’hui donne une direction claire. Mais tenir cette direction, semaine après semaine, une fois la rentrée relancée, demande souvent un accompagnement extérieur pour ne pas retomber dans les mêmes réflexes.
Pour les femmes qui se reconnaissent dans ce schéma, une session de clarification est offerte et sans engagement. Trente à quarante-cinq minutes pour faire le point ensemble sur ce qui se vit aujourd’hui. Un temps pour parler de ce qui pèse, de ce que l’on aimerait voir évoluer, des freins qui empêchent peut-être encore d’avancer sereinement. Si le coaching CréActrice peut réellement aider, il sera présenté à ce moment-là. Si ce n’est pas le bon moment, cela sera dit aussi, honnêtement. Réserver une session : https://macoherence.com/appel-decouverte-creactrice/
Comment faire son bilan personnel dès aujourd’hui
Pour faire ce bilan personnel en entier, guidée pas à pas, l’épisode complet est à écouter ici : Carnet d’été #7. Un carnet, sept phrases à compléter, et quelques minutes pour transformer un été de réflexion en un vrai point de départ avant que la rentrée n’efface tout ce que ces sept semaines ont permis de voir plus clairement.
En résumé :
- Une prise de conscience seule ne suffit jamais à changer durablement une vie
- Un procès-verbal, contrairement à un bilan, constate sans juger
- L’exercice des sept phrases permet d’ancrer ce que l’on veut garder de l’été
- Ce sont les petits choix répétés, bien plus que les grandes décisions, qui transforment une vie


