Pourquoi tu remets toujours la même décision à plus tard
Il y a peut-être une décision que tu repousses depuis plusieurs semaines.
Ou plusieurs mois.
Tu y penses régulièrement. Elle revient quand tu conduis, quand tu prends ta douche, avant de t’endormir, quand tu en parles avec une amie. Tu as déjà regardé le problème sous plusieurs angles. Tu as peut-être fait une liste de pour et de contre. Demandé des avis. Lu des articles. Écouté des podcasts. Attendu de voir comment la situation allait évoluer.
Et pourtant, tu ne décides toujours pas.
Demander cette évolution professionnelle.
Déléguer quelque chose que tu portes depuis trop longtemps.
Arrêter un projet.
En lancer un autre.
Dire non.
Alors tu te dis : “Je réfléchis encore.”
Mais parfois, tu ne réfléchis plus vraiment.
Tu attends.
Tu attends d’avoir une information supplémentaire.
Tu attends que quelque chose se débloque.
Tu attends de ressentir une évidence.
Et surtout, très souvent, tu attends de te sentir sûre.
Sûre que tu fais le bon choix, que tu ne vas pas regretter ou encore que personne ne sera blessé.
Voir même que les conséquences seront gérables ou que tu ne te tromperas pas entre 2 options.
Et c’est là que certaines décisions peuvent rester en attente pendant des mois ou plus encore.
Parce que tu attends d’une décision quelque chose qu’elle ne peut pas toujours te donner : l’absence totale de risque.
Alors aujourd’hui, j’ai envie que l’on parle de ces décisions que l’on repousse jusqu’à être au pied du mur. Pas pour te dire qu’il faut décider vite. Ni pour faire l’éloge de l’impulsivité et des décisions prises sur un coup de tête. J’aimerais plutôt t’aider à comprendre pourquoi certaines réflexions finissent par tourner en boucle, ce qu’elles continuent à te coûter et comment retrouver suffisamment de clarté pour avancer sans avoir besoin d’être sûre de toi à 100%.
Une décision en attente continue à prendre de la place

Je crois que l’on sous-estime énormément le poids des décisions que l’on ne prend pas.
Parce qu’une décision repoussée ne disparaît pas.
Elle reste ouverte quelque part.
Ton cerveau y revient souvent inconsciemment.
Tu réévalues.
Tu imagines des scénarios.
Tu repenses à ce que quelqu’un t’a dit.
Tu te demandes si tu devrais attendre.
Tu recommences ton raisonnement depuis le début.
Et tout ça consomme de l’attention, de l’énergie et de ton espace mental qui n’est pas illimité.
Parfois, si tu es honnête avec toi-même, la décision en elle-même ne prendrait que quelques minutes. Mais le fait de la maintenir ouverte pendant trois mois te prends finalement des heures de réflexion, de rumination et d’énergie mentale.
En comparaison, s’est un peu comme avoir vingt onglets ouverts sur ton ordinateur. Peut-être que tu n’es pas dessus en permanence, mais ils restent là.
Ils prennent de la place.
Et chaque fois que tu les vois, ton cerveau se rappelle : “Ah oui, il faut aussi que je décide ça.”
C’est pour cette raison que certaines femmes ont l’impression d’avoir la tête pleine sans forcément avoir énormément de choses à faire.
Elles ont aussi beaucoup de choses non décidées.
“Je réfléchis” ou “j’attends d’être sûre” ?
Il y a une question que je trouve très utile face à une décision qui traîne : Où en suis-je vraiment ? Encore en train de réfléchir… ou est-ce que j’attends maintenant de me sentir sûre ?
Parce que ce n’est pas la même chose.
Réfléchir signifie qu’il te manque encore quelque chose d’utile pour choisir.
Une information.
Un chiffre.
Une discussion.
Une condition.
Mais à un moment, tu peux avoir suffisamment d’informations et continuer malgré tout à repousser.
Tu regardes encore.
Tu analyses encore.
Tu demandes un nouvel avis.
Tu cherches un autre témoignage.
Et souvent, ce que tu cherches n’est plus réellement de l’information.
Tu cherches la sensation qui te permettrait de te dire : “Maintenant, je sais que je ne peux pas me tromper.”
Et malheureusement, cette sensation n’existe pas toujours.
Le fantasme de la bonne décision
Je crois qu’une grande partie de notre difficulté vient de l’idée qu’il existerait quelque part LA bonne décision.
Une décision qui garantirait que tout ira bien.
Une décision que l’on pourrait identifier si seulement on réfléchissait suffisamment
Une décision qui nous protégerait du regret, du doute, des conséquences et des réactions des autres.
Alors on cherche.
Mais malheureusement dans beaucoup de situations de vie, il n’existe pas une option parfaite et une mauvaise option.
Il existe plusieurs chemins.
Avec des avantages différents.
Des coûts différents.
Des inconnues différentes.
Et décider signifie parfois choisir quel inconfort tu es prête à traverser.
Tu peux rester dans ton poste actuel et conserver de la sécurité, mais continuer à ressentir de la frustration.
Tu peux candidater ailleurs et retrouver de l’élan, mais traverser une période d’incertitude.
Tu peux continuer à tout gérer toi-même et garder le contrôle, mais rester épuisée.
Tu peux déléguer et récupérer du temps, mais devoir tolérer que les choses ne soient pas faites exactement comme toi.
Tu peux continuer à dire oui pour éviter une tension relationnelle.
Ou dire non et supporter que quelqu’un soit momentanément déçu.
Dans ces exemples, aucune solution n’est simple ni parfaite. Elles provoquent toutes un certain inconfort, voir de la frustration ou de la culpabilité.
Et parfois, ce que l’on appelle “ne pas réussir à décider”, c’est surtout ne pas vouloir renoncer aux bénéfices de l’option que l’on ne choisira pas.
La peur de se tromper
Bien sûr, il y a aussi derrière cette indécision une peur très humaine : la peur de faire une erreur.
“Et si je regrette ?”
“Et si je réalise ensuite que j’aurais dû rester ?”
“Et si ça ne fonctionne pas ?”
“Et si j’avais mal évalué la situation ?”
On juge parfois nos décisions uniquement à partir de leur résultat futur.
Comme si une bonne décision devait forcément produire un bon résultat.
Cependant tu peux prendre une décision extrêmement cohérente avec toutes les informations dont tu disposes aujourd’hui et découvrir six mois plus tard qu’elle n’a pas eu le résultat espéré.
Cela ne signifie pas nécessairement que tu as mal décidé.
Cela signifie que tu ne contrôlais pas tout.
Et ça, c’est très difficile à accepter quand on aimerait s’assurer avant d’agir que les choses vont fonctionner. Quand on est trop dans le contrôle…
Décider demande donc aussi une forme de confiance.
Pas forcément la confiance que tu fais le bon choix.
Mais la confiance que si ce choix ne produit pas exactement ce que tu imaginais, tu seras capable de t’adapter. Et que c’est OK.
C’est une petite nuance qui t’aidera à prendre des décisions avec plus de sérénité.
La peur de regretter
On peut aussi rester immobile parce que l’on redoute le regret.
On imagine déjà la scène future.
“Je le savais.”
“Pourquoi j’ai fait ça ?”
“J’aurais dû écouter mon intuition.”
“J’aurais dû rester.”
Et comme on ne veut jamais rencontrer cette version future de nous qui regrette, on évite de décider.
Sauf qu’il y a un regret dont on parle beaucoup moins : le regret de ne pas avoir choisi.
Celui d’avoir laissé passer l’opportunité.
D’avoir encore attendu.
D’être restée dans une situation qui ne convenait plus simplement parce qu’elle était connue.
D’avoir repoussé une conversation pendant un an.
D’avoir regardé passer les mois en pensant : “Je verrai plus tard.”
Ne pas décider n’est donc pas une position neutre. C’est aussi une décision.
Parfois, c’est même la décision de maintenir exactement la situation actuelle.
Et elle aussi aura des conséquences. Parce que oui ne pas décider c’est laisser la vie ou les autres décider pour soi.
Alors j’aimerais te demander, selon toi, mieux vaut-il avoir des remords ou des regrets ?
Je t’en parle dans une vidéo d’avril 2025 dans laquelle je te partage la liste des 5 regrets des personnes en fin de vie, issue du livre de Bronnie Ware…
https://youtu.be/JL5MT72p42k
La peur de décevoir

Il y a aussi ces décisions qui seraient tellement plus simples si elles ne concernaient que nous.
Mais dès qu’elles touchent d’autres personnes, quelque chose se complique.
Si je change, qu’est-ce que l’autre va penser ?
Si je refuse, est-ce qu’on va m’en vouloir ?
Si je quitte ce projet, est-ce que je déçois ?
Si je demande davantage, est-ce que je vais paraître exigeante ?
Si je fais un choix pour moi, quelles seront les conséquences autour de moi ?
Et parfois, tu peux passer des mois à réfléchir à une décision parce que tu essaies secrètement de trouver l’option dans laquelle personne ne sera contrarié.
Sauf qu’elle existe rarement.
Certaines décisions justes pour toi auront un impact sur les autres.
Cela ne veut pas dire que tu dois ignorer cet impact.
Mais il faut distinguer prendre les autres en compte et leur laisser le pouvoir de décider à ta place.
Parce que si ton critère principal devient toujours : “Quelle décision provoquera le moins de déception autour de moi ?”, tu risques de prendre beaucoup de décisions raisonnables extérieurement… mais coûteuses intérieurement.
La peur d’assumer les conséquences
Parfois, on sait déjà.
C’est peut-être le point le plus inconfortable de cet épisode.
Il y a des décisions pour lesquelles tu ne manques pas réellement de clarté.
Tu sais. Mais tu n’es pas encore prête à assumer ce qui vient avec.
Tu sais que tu as envie d’arrêter, mais il faudra l’annoncer.
Tu sais que tu as besoin de déléguer, mais il faudra lâcher du contrôle.
Tu sais que tu veux candidater, mais il faudra accepter le risque d’un non.
Tu sais que cette limite est nécessaire, mais il faudra supporter une réaction.
Tu sais que tu veux commencer, mais il faudra te montrer.
Et c’est beaucoup plus confortable de rester dans “je réfléchis” que de reconnaître : “Je crois que je sais. J’ai simplement peur de ce qui viendra après.”
Ce n’est pas du tout la même difficulté.
Et tant que l’on appelle cela un manque de clarté, on continue à chercher des informations qui ne régleront jamais le vrai problème. Se voiler la face n’a jamais fait avancer quoique ce soit.
De quelle information as-tu réellement encore besoin ?
C’est donc une question que je t’invite vraiment à utiliser maintenant pour toutes ces décisions en suspens :
De quelle information ai-je réellement encore besoin pour décider ?
Pas : qu’est-ce que je pourrais encore chercher ?
Pas : à qui pourrais-je encore demander son avis ?
Une information qui changerait véritablement ton choix.
Essaie même de la formuler le précisément possible.
“Je dois connaître le montant exact.”
“Je dois avoir cette conversation.”
”J’ai besoin de vérifier cette condition.”
“J’ai besoin d’avoir le retour de telle personne.”
Si tu peux identifier une information concrète, va la chercher.
Mais si tu réalises que tu ne sais plus réellement ce qui te manque, alors peut-être que le problème n’est plus informationnel.
Peut-être que tu attends simplement de ne plus avoir peur.
Or bien souvent, la peur ne disparaît qu’après la mise en mouvement.
Toutes les décisions ne méritent pas trois mois de réflexion
Il y a aussi une distinction extrêmement utile à faire : la décision est-elle réversible ou irréversible ?
Parce que l’on traite parfois une décision que l’on pourrait modifier dans trois semaines comme si elle allait engager toute notre existence.
Tester une nouvelle façon de s’organiser.
Déléguer une tâche.
Essayer une activité.
Prendre un premier rendez-vous.
Lancer une première version d’un projet.
Dans beaucoup de cas, tu peux essayer.
Observer.
Ajuster.
Revenir en arrière.
Et pourtant, ton cerveau demande parfois le même niveau de certitude que pour une décision beaucoup plus lourde.
Alors nouvelle question d’introspection pour toi : Est-ce que cette décision peut être corrigée ?
Si oui, peut-être qu’elle ne mérite pas autant d’énergie mentale.
Tu peux décider pour maintenant.
Tu peux expérimenter.
Tu peux recueillir des informations en agissant plutôt qu’en réfléchissant.
C’est d’ailleurs une chose importante : parfois, l’information qui te manque n’est accessible qu’après avoir commencé.
Mon astuce pour choisir et prendre une décision
Quand une décision tourne en boucle, donne lui une échéance.
Pas nécessairement : “Je dois décider aujourd’hui.”
Mais plutôt “À telle date, je prends une décision avec les informations dont je dispose.”
Parce que sinon, la réflexion peut devenir infinie.
Il y aura toujours quelque chose de plus à analyser.
La date limite t’oblige à passer d’une logique de recherche de certitude à une logique de choix.
Et ça ne veut pas dire décider n’importe comment.
Tu peux décider que d’ici vendredi, tu récoltes les deux informations qui te manquent.
Puis vendredi, tu choisis.
C’est tout. Fini de tergiverser même si cela te met dans l’inconfort. Et le mieux est de t’engager dans cette décision auprès d’une personne de confiance qui saura le cas échéant t’écouter avec bienveillance, indulgence et patience.
Ce que toi tu es sans doute incapable de faire.
Oui, il est bon de pouvoir discuter de ces décisions difficiles avec une tierce personne. Parfois, le simple fait d’exprimer les pour et les contre à voix haute, suffit à prendre cette décision.
Décider peut aussi vouloir dire : pas maintenant
J’ai aussi envie de préciser quelque chose, parce que l’objectif n’est pas de transformer chaque hésitation en passage à l’action immédiat.
Parfois, ta décision peut être : “Je ne fais pas ça maintenant.”
Et c’est aussi une vraie décision.
La différence avec la procrastination, c’est qu’elle ferme temporairement la boucle.
“Je ne change pas de travail maintenant. Je réévalue en janvier.”
“Je ne lance pas ce projet cette année.”
“Je n’ai pas la capacité de m’occuper de ça aujourd’hui. Je le revois dans deux mois.”
Tu n’es plus en train de penser à la décision chaque semaine.
Tu as décidé de ne pas agir pour le moment.
Et ça ton cerveau ne pourra que t’en remercier. Car au moins tu as statué même si ce n’est que momentanément.
Le coaching CréActrice
Cette difficulté à choisir et décider je la connais bien. Je l’ai vécu et dans CréActrice nous accompagnons beaucoup de femme à mieux comprendre ces mécanismes.
Parce que dans CréActrice, l’objectif n’est pas de te donner la bonne réponse.
Je ne vais pas décider à ta place.
Je ne vais pas te dire de changer de travail, de rester, de partir, de lancer ce projet ou d’abandonner celui-là.
Le coaching consiste à t’aider à mieux te connaître pour comprendre à partir de quoi tu prends tes décisions.
Quelles croyances interviennent ?
Qu’est-ce qui te freine ?
Qu’est-ce qui te fait peur ?
Quelle est réellement ton intention derrière ce choix ?
Qu’est-ce que tu veux construire ?
Et ensuite, comment transformer cette intention en un plan d’action suffisamment concret pour ne pas rester encore six mois dans ta tête.
Parce que prendre une décision importante ne signifie pas toujours comme nous l’avons vu, avoir une certitude totale.
Cela signifie souvent être suffisamment claire avec toi-même, sur ce qui compte aujourd’hui et sur la direction que tu veux essayer.
Puis avancer avec la part d’incertitude qui reste.
Et c’est aussi ce que l’on travaille dans CréActrice : développer suffisamment de confiance en toi pour ne plus attendre de savoir exactement comment toute l’histoire va se terminer avant d’écrire la première page.
Si tu te reconnais dans cette tendance à réfléchir longtemps, à douter, à repousser certaines décisions parce que tu voudrais être sûre de ne pas te tromper, tu retrouveras toutes les informations sur CréActrice dans la description de cet épisode.
Et tu peux également aller découvrir sur le blog mes contenus autour de la procrastination, de la peur et de ces décisions invisibles que l’on reporte parfois pendant des mois sans réaliser tout l’espace qu’elles occupent.
Un petit pas de plus
Pour prendre une décision, faire un choix, n’attends pas d’être sûre à 100%, ni le bon moment.
Autorise toi plutôt à expérimenter et explorer. Tu seras rarement sûre de ne pas te tromper, de ne pas regretter, de ne décevoir personne ou de pouvoir gérer toutes les conséquences avec brio.
Cette certitude-là n’arrivera peut-être jamais.
Alors pour la décision que tu repousses en ce moment, parce que je suis sûre qu’il y en a au moins une, pose-toi les quatre questions de coaching ci-dessous.
De quelle information ai-je réellement encore besoin ?
À quel point cette décision est réversible ou irréversible ?
Qu’est-ce qui me fait réellement peur dans le fait de choisir ?
Et enfin :
À quelle date est-ce que j’accepte de décider avec ce que je sais aujourd’hui ?
Prendre une décision ne consiste pas à savoir exactement ce qui va se passer ensuite.
Cela consiste plutôt à choisir la prochaine direction.
À accepter qu’une part d’incertitude restera.
Et à te faire suffisamment confiance pour croire que, quoi qu’il arrive ensuite, tu sauras ajuster. Regarde le chemin que tu as déjà parcouru. Je suis sûre qu’il était plein d’embûches et d’obstacles que tu as su dépasser.
Alors pense à cette décision que tu transportes peut-être depuis des mois.
Et demande-toi sincèrement : Est-ce que je ne sais vraiment pas… ou est-ce que je sais déjà et que j’ai peur d’assumer ce que je sais ?
La réponse pourrait bien ne pas être celle que tu crois.
À très bientôt pour un prochain épisode.
FAQ — Comment prendre une décision quand on hésite ?

Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à prendre une décision ?
La difficulté à prendre une décision ne vient pas toujours d’un manque d’informations. Parfois, tu disposes déjà de suffisamment d’éléments pour choisir, mais tu attends de te sentir totalement sûre de toi. La peur de te tromper, de regretter ton choix, de décevoir quelqu’un ou encore d’assumer les conséquences peut alors entretenir l’indécision.
Comment savoir si j’ai besoin de réfléchir davantage ou si je procrastine ma décision ?
Pose-toi cette question : de quelle information ai-je réellement encore besoin pour décider ?
Si tu peux identifier une information concrète susceptible de modifier ton choix — un montant, une condition, une discussion ou le retour d’une personne — alors il peut être utile de la chercher.
En revanche, si tu ne sais plus vraiment ce qu’il te manque et que tu continues simplement à analyser, demander des avis ou imaginer différents scénarios, il est possible que tu n’attendes plus une information mais une certitude qui n’arrivera peut-être jamais.
Comment prendre une décision quand j’ai peur de me tromper ?
Tu peux prendre une décision cohérente avec les informations dont tu disposes aujourd’hui sans pouvoir garantir son résultat futur. L’objectif n’est donc pas forcément d’être certaine de faire « le bon choix », mais de développer suffisamment de confiance en toi pour savoir que tu seras capable de t’adapter si les choses ne se passent pas exactement comme prévu.
Comment arrêter de trop réfléchir avant de faire un choix ?
Commence par déterminer si ta décision est réversible ou irréversible. Certaines décisions peuvent être testées, corrigées ou ajustées en cours de route. Dans ce cas, tu peux expérimenter au lieu d’attendre d’avoir toutes les réponses avant de commencer.
Tu peux également fixer une date limite : jusqu’à cette date, tu récoltes les informations réellement nécessaires. Puis, au moment fixé, tu prends une décision avec ce que tu sais.
Comment prendre une décision sans regretter ?
Il est impossible de garantir que tu ne ressentiras jamais de regret après une décision. Mais ne pas choisir peut également entraîner des regrets : laisser passer une opportunité, rester dans une situation qui ne te convient plus ou repousser encore une conversation importante.
L’enjeu est donc moins de supprimer tout risque de regret que de choisir en fonction de ce qui compte pour toi aujourd’hui.
Est-ce que ne pas décider est aussi une décision ?
Oui. Maintenir une situation telle qu’elle est produit également des conséquences. Ne pas décider peut parfois revenir à laisser les circonstances ou les autres décider à ta place.
Tu peux néanmoins décider consciemment de ne pas agir maintenant. Par exemple : « Je ne change pas de travail aujourd’hui, mais je réévalue cette décision en janvier. » Dans ce cas, la décision est temporairement prise et tu évites de maintenir la question constamment ouverte.
Quelles questions se poser pour prendre une décision importante ?
Lorsque tu hésites depuis longtemps, pose-toi ces quatre questions :
De quelle information ai-je réellement encore besoin ?
À quel point cette décision est-elle réversible ou irréversible ?
Qu’est-ce qui me fait réellement peur dans le fait de choisir ?
À quelle date est-ce que j’accepte de décider avec ce que je sais aujourd’hui ?
Elles permettent de distinguer un véritable manque d’informations d’une peur liée au choix et à ses conséquences.
Les points clés de cet épisode
Dans cet épisode, nous avons vu 5 raisons qui peuvent rendre la prise de décision difficile :
- La recherche d’une certitude totale avant de passer à l’action.
- La croyance qu’il existe forcément une « bonne décision » qui permettrait d’éviter tout inconfort.
- La peur de se tromper ou de regretter son choix.
- La peur de décevoir les autres ou de provoquer une réaction négative.
- La peur d’assumer les conséquences d’un choix que l’on sait parfois déjà vouloir faire.
Nous avons également vu plusieurs méthodes pour t’aider à prendre une décision plus sereinement :
- Identifier précisément l’information qui te manque encore réellement.
- Distinguer les décisions réversibles des décisions irréversibles.
- Expérimenter lorsque la décision peut être corrigée ou ajustée.
- Te fixer une échéance pour éviter de réfléchir indéfiniment.
- Parler de ta décision avec une personne de confiance pour mettre à plat les avantages, les inconvénients et tes peurs.
- Accepter que « pas maintenant » puisse aussi être une véritable décision, à condition de déterminer quand tu réévalueras la situation.
- Accepter qu’une part d’incertitude puisse rester après ton choix.
Enfin, prendre une décision ne signifie pas savoir exactement ce qui va se passer ensuite. Il s’agit plutôt de choisir la prochaine direction avec les informations dont tu disposes aujourd’hui, puis de te faire suffisamment confiance pour ajuster si nécessaire.



